
CCTV : Ce matin, le Centre de recherche sur le développement du Conseil des Affaires d’État a publié le Rapport sur le développement de la Chine 2026. Le rapport dresse systématiquement le bilan des nouveaux résultats obtenus dans la modernisation chinoise et présente les contributions de la Chine au développement mondial. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Guo Jiakun : Le développement de haute qualité de la Chine offre des opportunités de croissance au monde entier. La Chine compte 25 des 100 premiers pôles d’innovation au monde. Les innovations scientifiques et technologiques de la Chine permettent à un nombre croissant de pays d’avoir accès à des produits technologiques de pointe à des prix abordables, et mettent en place des « échelles numériques » accessibles à tous les pays. La capacité installée de production d’électricité photovoltaïque de la Chine a pour la première fois dépassé celle de la production d’électricité à partir du charbon. La transition verte de la Chine contribue efficacement aux efforts mondiaux pour faire face au changement climatique et atténuer la crise énergétique. La Chine fait progresser une ouverture de haut niveau sur l’extérieur et organise l’Exposition internationale des chaînes d’approvisionnement de la Chine, la Foire internationale du commerce des services de Chine, l’Exposition mondiale du commerce numérique et l’Exposition internationale d’importation de la Chine, offrant aux pays du monde entier un vaste espace de marché et des opportunités d’investissement. La Chine inscrit toujours son propre développement dans le contexte du développement mondial, reste attachée au bénéfice mutuel et au développement commun, et entend promouvoir la modernisation des autres pays du monde grâce à la modernisation chinoise.
Islamic Republic of Iran Broadcasting : Lors de la visite en Chine du ministre iranien des Affaires étrangères Seyyed Abbas Araghchi, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré que la Chine appelait toutes les parties à régler les problèmes par le dialogue et les négociations, s’opposait au recours à la force et préservait les normes régissant les relations internationales. Lors de sa récente visite à New York, Seyyed Abbas Araghchi a également annoncé de nouvelles propositions en vue de relancer le dialogue diplomatique. Quel est le point de vue de la Chine sur ces avancées ?
Guo Jiakun : La Chine soutient le règlement des différends par des moyens politiques et diplomatiques. Nous espérons que l’Iran et les États-Unis resteront attachés au choix de la paix, reviendront au mémorandum d’entente d’Islamabad et reprendront au plus tôt le dialogue et les négociations. Depuis le début des hostilités, la Chine s’est toujours engagée activement à faire cesser les combats et à promouvoir la paix. Nous sommes prêts à adhérer aux initiatives et propositions avancées par le président Xi Jinping en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et à continuer de déployer des efforts en faveur du rétablissement rapide de la paix et de la tranquillité dans la région du Moyen-Orient et du Golfe.

RT : Le 2 octobre de cette année marquera le 77e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Russie et la Chine. Il y a 77 ans, dès le lendemain de la fondation de la République populaire de Chine, l’Union soviétique a établi des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Après 77 années de développement, les relations sino-russes ont été portées au rang de partenariat de coordination stratégique global à l’ère nouvelle. À ce nouveau tournant historique marqué par le 77e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques, quelles sont les attentes de la Chine à l’égard du développement futur des relations entre les deux pays ?
Guo Jiakun : Au cours des 77 années jalonnées d’épreuves et de vicissitudes, les relations sino-russes ont adhéré davantage à l’approche de coexistence fondée sur le bon voisinage et l’amitié durables, la coordination stratégique globale ainsi que la coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant, établissant ainsi un modèle de relations internationales d’un nouveau type. En mai et en août de cette année, le président Xi Jinping et le président Vladimir Poutine se sont rencontrés à deux reprises, à Beijing et à Bichkek, faisant entrer les relations sino-russes dans une nouvelle phase marquée par un développement de meilleure qualité et plus rapide. Nous sommes convaincus que, sous l’orientation stratégique des deux chefs d’État, la Chine et la Russie resteront fidèles à l’engagement initial pris lors de l’établissement des relations diplomatiques, approfondiront la coordination stratégique globale, feront de la promotion du développement et du redressement de leurs pays respectifs une mission importante et assumeront, en tant que grands pays, leurs responsabilités en matière de réforme et d’amélioration de la gouvernance mondiale, afin d’ouvrir sans cesse de nouvelles perspectives encore plus vastes pour les relations sino-russes.
Phoenix TV : Selon certaines informations, le 28 septembre, le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi a déclaré que, lors de la révision des « trois documents relatifs à la sécurité nationale », il ne fallait pas exclure les discussions sur la possession d’armes nucléaires et de sous-marins nucléaires. Il a affirmé que ces discussions devaient être menées sans aucun tabou et sans résultat prédéterminé, ajoutant que si même les discussions ne sont pas autorisées, cela serait quelque peu en décalage avec son sentiment de crise. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Tout d’abord, la question de la possession d’armes nucléaires n’est pas une question sur laquelle la partie japonaise peut décider à sa guise d’autoriser ou non les discussions. En tant qu’État non doté d’armes nucléaires partie au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), le Japon a des obligations incontournables en vertu du droit international, notamment celle de s’abstenir de recevoir, de fabriquer, de posséder ou de transférer des armes nucléaires. Il n’y a aucune place pour une quelconque négociation à ce sujet. En février de cette année, Sanae Takaichi a réaffirmé son engagement envers les « trois principes non nucléaires ». Les représentants japonais participant à la Conférence d’examen du TNP en mai de cette année ont réaffirmé à plusieurs reprises leur position consistant à ne pas modifier les « trois principes non nucléaires ». Ces paroles résonnent encore à nos oreilles.
Les propos outranciers tenus par l’actuel responsable du ministère japonais de la Défense appelant à discuter « sans aucun tabou » des armes nucléaires et des sous-marins nucléaires constituent une grave provocation et un piétinement flagrant du TNP et de l’ordre international d’après-guerre. Ils sont en grave contradiction avec les « trois principes non nucléaires » que le Japon affirme respecter et révèlent une nouvelle fois les ambitions des forces de droite japonaises de se doter d’armes nucléaires. Ces dernières années, le Japon n’a cessé d’accélérer sa « remilitarisation », a cherché à abandonner les « trois principes non nucléaires », a renforcé les arrangements en matière de prétendue « dissuasion élargie », s’est efforcé d’obtenir le déploiement d’armes nucléaires sur son territoire et a tenté de parvenir progressivement à un assouplissement des restrictions nucléaires, défiant sans cesse les lignes rouges de la communauté internationale.
Cette année marque le 80e anniversaire du début du procès de Tokyo. L’histoire n’a pas oublié et n’oubliera jamais les graves catastrophes que le militarisme japonais a infligées aux peuples d’Asie et du monde entier. Les forces de droite japonaises ne cessent de défier l’ordre international d’après-guerre et le régime international de non-prolifération nucléaire, et vont toujours plus loin sur une mauvaise voie. La communauté internationale doit exhorter le Japon à respecter scrupuleusement les « trois principes non nucléaires », à s’acquitter strictement de ses obligations au titre du TNP, à renoncer complètement à la « remilitarisation » et à ses ambitions de se doter d’armes nucléaires, et à répondre concrètement aux graves préoccupations de la communauté internationale.

Question posée après la conférence de presse : Le 30 septembre, la première séance plénière de la 9e Douma d’État de Russie s’est tenue, et le candidat du parti Russie Unie, Viatcheslav Volodine, a été élu président de la nouvelle Douma d’État. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : La Chine félicite la Russie pour la tenue réussie des élections à la 9e Douma d’État. Zhao Leji, président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, a adressé immédiatement ses félicitations au président Viatcheslav Volodine. La coopération entre les organes législatifs constitue une composante importante du partenariat de coordination stratégique global sino-russe à l’ère nouvelle. La Chine est prête à travailler de concert avec la Russie pour mettre pleinement en œuvre le consensus important atteint par les deux chefs d’État, approfondir constamment les échanges et la coopération entre les organes législatifs des deux pays et enrichir sans cesse la dimension contemporaine des relations sino-russes.
Conformément aux dispositions relatives aux vacances de la Fête nationale de 2026, les conférences de presse régulières du ministère des Affaires étrangères seront suspendues du jeudi 1er octobre au mercredi 7 octobre et reprendront le jeudi 8 octobre. Pendant cette période, le Bureau du porte-parole du ministère des Affaires étrangères continuera à recevoir normalement les questions des journalistes par fax, courrier électronique ou WeChat.